16 janvier 2011

Das ist ein nouvelle!

Cher petit lecteur,

comme tu le sais peut-être, je fais partie des rédacteurs de mon journal lycéen, l'Oeil Du Dragon (alias ODD), et en tant que tel, mon devoir est d'envoyer des articles et/ou dessins pour ledit journal environ une fois par trimestre, devoir auquel je m'attache avec autant de vigueur que lorsqu'il s'agit de publier des articles sur ce blog (c'est dire!). Aussi décidai-je aujourd'hui de te faire part de mon modeste travail de rédacteur, à travers deux petites nouvelles de ma création.

N'hésite pas de ton côté, illustre lecteur, à me faire part de tes impressions! ;)






Première nouvelle:

Sur l’origine et les fondements de la découverte
d’une peau de banane dans la boîte de l’ODD
(mais surtout sur l’origine en fait.)



Tout ce serait bien passé ce jour là si je n’avais pas décidé de mettre mon nez dans les affaires qui ne me regardent pas, et en particulier dans la boîte de l’ODD, qui se trouve juste devant l’escalier principal, au cas où vous l’auriez pas vue.

Or donc ce jour là, je décidais de mettre mon substantifique nez dans cette boîte en bois de très bonne qualité (à vue de nez, je dirais de l’acacia mexicain.), mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvrais, dans cette même boîte en acacia mexicain, une lettre d’amour qui m’était personnellement adressée !

Ah, non.
Ca, C’était la dernière fois.

Du coup, là, c’était pas une lettre d’amour comme la dernière fois. C’était une peau de banane ! « Quelle étrange façon de me témoigner son amour ! » me dis-je alors. Mais je me trompais, parce que ce n’était pas une preuve d’amour du tout. C’était une peau de banane. Je découvris grâce à l’étiquette collée dessus que ladite banane provenait de quelques pays d’Amérique latine. Mais ceci n’est pas vraiment très important pour la suite de l’histoire. Alors je ne le dirais pas.

Je me souviens que la vue de ce déchet provoqua au niveau de mon encéphale des picotements que je ne qualifierais pas de désagréables. Je m’en souviens bien parce que c’était la première fois que ça me faisait ça ; Je crois que je réfléchissais : « C’est quand même bizarre de trouver une peau de banane ici, » me suis-je dit. « Comment a-t-elle bien pu atterrir là ?? C’est complètement illogique ! Trouver une… peau de banane, dans une… boîte aux lettre ! J’imagine qu’elle n’est pas arrivée ici toute seule, parce que une banane c’est pas assez costaud pour ouvrir un couvercle. A moins qu’elles ne s’y soient mises à plusieurs. Si cela se révélait être vrai, alors je peux vous dire qu’on est pas dans la mouise, parce que j’ai déjà été victime d’une attaque de banane et franchement, je me demande comment je m’en suis sorti... »

Renonçant à expliquer la présence de cette peau de banane dans la joli boîte de l’ODD, mais surtout, feignant de n’avoir rien vu et rien entendu pour ne pas alerter quelques bananes postées en embuscade dans le coin, je sortis du lycée, et m’en retournais fébrilement chez moi.




EPILOGUE


Pour la petite histoire, je porte souvent un bonnet à ponpon. C'est pour ça que je parle (enfin que la banane parle) d'un bonnet à ponpon. Mais je suis pas mort en fait, comme le présage le dessin. Je dis ça parce que mon petit frère m'a demandé si j'étais mort quand il a vu mon dessin. Voilà. Pour la petite histoire. Bon... La suite?





Deuxième nouvelle:

Argumentation désespérée...




« Timmy, à mon bureau ! »
« Ecoutez, madame. Je sais parfaitement pourquoi vous m’avez convoqué ici, alors que tous les autres élèves sortent soulagés de cette classe pour aller à leur prochain cours ; vous pensez que c’est moi qui ai écrit sur cette table des obscénités à propos d’une personne que vous connaissez bien puisqu’il s’agit de votre propre personne. Je pense que vous pensez que je suis responsable d’un tel acte infâme car vous regardez sur toutes les tables avant et après chacun de vos cours, afin de vérifier scrupuleusement qu’aucun élève n’aie commis l’impardonnable crime qu’est la détérioration du matériel cher à notre bienveillant lycée. Or, selon moi, vous vous êtes aperçue que quelqu’un avait gravé au compas des obscénités à votre sujet PENDANT votre cours, obscénités que je n’oserais évoquer tant elles me paraissent révoltantes, et, n’ayant personne autour de moi dans un rayon de deux places, vous en avez déduit, fort habilement d’ailleurs, que je fus à l’origine de cette dégradation . »
« Je ne l’ai pas déduit, je vous ai vu. »
« Vous m’avez vu, certes ; mais m’avez-vous seulement regardé ? Car de toute évidence il y a une grande différence entre voir et regarder. En outre, à en juger pas l’ingénieux système oculaire soutenu par votre illustre appendice nasal, je suppose (je dis bien suppose !) que vous ne pouvez pas faire entièrement, et je dirais même, si je me permettais l’audace de faire une petit trait d’humour, aveuglément, confiance à votre sens de la vue, tant et si bien que, me trouvant au dernier rang… »
« Au premier rang. »
« Tout est relatif. »
« Oui. Mais vous étiez quand même au premier rang. »
« Donc… vous m’avez vu. »
« Oui. »
« Pendant que j’écrivais. »
« Oui. »
« Au premier rang. »
« Au premier rang, c’est ça. »
« Devant votre bureau... »
« Oui. Juste là. »
« Bon eh bien je crois qu’il ne me reste plus qu’à vous tendre mon carnet de correspondance. Je vous le cède donc de plein gré, sans faire d’histoire. »
« Merci bien. »




Voilà c'est tout! :)
Bonne journée!

7 commentaires:

  1. J'aime bien comment tu écris :)

    RépondreSupprimer
  2. Bon je kiffe ... je surkiffe... n'empêche tu pourrais venir aux réunions de l'ODD j'aimerais bien pouvoir te dire ça en face, quoi ... (A l'ODD c'est Arovet 51 mais ça change rien je kiffe quand même c'que t'écris )

    RépondreSupprimer
  3. Je me suis enfin décidé à lire et je trouve que c'est rigolo. Enfait tu écris un pire long truc pour arriver au même endroit que t'étais au point de départ, et Cette technique, trouve-je, est fortement truculente.

    RépondreSupprimer
  4. Merci les gens, c'est trop coulicool! 8D

    RépondreSupprimer

La question n'est pas de savoir comment TAIRE, mais comment NE PAS TAIRE ce que tu pense de ma note!... Tu sais quoi faire maintenant.